DU 5/10/20 AU 7/10/20 à la Maison des Cultures du Monde, Vitré (35)

Les makam ottomans par Ömer Erdoğdular et Ahmet Erdoğdular

INTERPRÉTER UNE MUSIQUE DU MONDE DE TRADITION ORALE
Afin de renforcer vos compétences instrumentales et / ou vocales vous avez la possibilité de vous inscrire à plusieurs modules de formation.

Parcours formations 2020

L’origine de cette musique est liée à la musique classique arabe mais a également été influencée par les styles byzantins et européens. Grâce au soutien des sultans, elle a connu un développement important et elle s’est affinée dès le 16e siècle à Istanbul, en prenant progressivement distance du système persan pour connaître son plus grand essor aux 17e et 18e siècles. A cette époque, elle a pu également exercer une certaine influence sur la musique occidentale par l’intermédiaire des janissaires qui visitèrent la cour de Vienne.

PROGRAMME PÉDAGOGIQUE
Afin d’initier les participants à l’univers musical des makam, à travers l’atelier chant et l’atelier ney, ouvert aux instruments non tempérés.

Par la pratique du chant ou du ney, les participants se familiarisent avec le système des makam et apprendront les formes de la musique de cour, organisée autour d’un cycle ou d’une suite nommé fasil. Le fasil débute en général par une suite instrumentale, le peşrev, qui introduit les parties vocales (souvent şarki).

A certains moments de la suite, les musiciens jouent une partie improvisée, nommée taksim, et la pièce se termine par un morceau instrumental nommé saz semaîsi.
Le répertoire qui sera examiné portera aussi sur des musiques “sacrées”, comme les très connus Ilahi et des formes plus complexes telles que les Kar ou les Ayin.
Dans le stage de chant, les participants apprendront plusieurs şarki isolés, par degré de difficulté, mais aussi groupés par makam.

L’objectif est d’accompagner, par la pratique du chant ou du ney, les participants vers la correcte perception du système des makam.

► Reconnaître les éléments clés présents dans les enregistrements anciens effectués par les dernier grands maîtres, comme par exemple Tanburi Cemil Bey (1876 - 1913).
► Déchiffrer le système microtonal turc.
► Jouer plusieurs thèmes instrumentaux.
► Développer des ornementations et des éléments stylistiques (trilles, vibrato, approches, changement de timbre, interprétation, rubato, ...)
► Expérimenter les Usuls (rythmes) de base, comme le Sofyan et le Aksak Semai, mais aussi le Devri Kebir et autres Usuls.
► Jouer ou chanter certaines notes avec des intonations microtonales (commas).
► Contextualiser historiquement les compositeurs et compositions étudiés pendant le stage.

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES
► Jouer des thèmes issus des makam ottomans, mémoriser, décrire et reproduire les thèmes étudiés, reconnaître et identifier les éléments stylistiques d’un répertoire et d’une conception musicale modale.
► Interpréter des thèmes musicaux issus des makam ottomans dans le respect des éléments stylistiques, choisir des timbres vocaux et instrumentaux, employer des techniques vocales et/ou instrumentales appropriées, pratiquer des formes rythmiques, appliquer l’ornementation, appliquer des nuances, pratiquer l’improvisation, ou les variations.

INTERVENANTS
Ömer Erdoğdular a grandi à Istanbul, où il a d’abord appris le ney auprès de son père. En 1965, il a commencé à étudier avec Ümit Gürelman, et peu de temps après, il a commencé des cours avec Niyazi Sayın, qu’il a continué pendant plusieurs années. Au cours des deux décennies suivantes, il participe à de nombreuses émissions de radio et de télévision, orchestres et concerts, à une époque où l’on commence à peine à redécouvrir le ney en Turquie. En 1980, il se produit pour la première fois en concert avec le célèbre soliste Bekir Sıtkı Sezgin, puis dans la plupart de ses concerts.
En tant que soliste, membre de l’Ensemble national de musique classique turque et de l’Ensemble Necdet Yaşar, Ömer Erdoğdular s’est produit en Turquie et en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et au Moyen-Orient, participant à divers festivals, concerts et récitals. Il consacre une part importante de son temps à l’enseignement, tant en Turquie, où il donne des cours et enseigne dans des ateliers, que dans des séminaires à l’étranger, tels que le Labyrinth Musical Workshop en Grèce, ou encore le Sufi Music Retreat aux États-Unis d’Amérique.

Ahmet Erdoğdular est le chanteur turc le plus connu pour son rôle dans la préservation du style de chant classique de la tradition musicale ottomane turque.
Ahmet Erdoğdular a commencé à étudier la musique dès son plus jeune âge avec son père, Ömer Erdoğdular, et a poursuivi son développement musical sous la direction du célèbre musicien Niyazi Sayın. Il a participé à divers concerts en tant que chanteur principal alors qu’il était encore adolescent. Il est titulaire d’un BA du Conservatoire d’Etat de l’Université Technique d’Istanbul où il a également complété sa maîtrise en musique classique turque sous la direction du professeur Alaeddin Yavaşça.
Il se spécialise dans la technique du gazel turc (improvisation), tandis que ses recherches académiques portent sur l’utilisation de la musique et de la poésie dans les formes de gazel de la fin de la période ottomane. Ahmet a étudié les techniques de makam et d’improvisation avec Niyazi Sayın, Necdet Yaşar et Kani Karaca, et a joué avec eux en Turquie et dans le monde.
En étudiant les techniques des maîtres de la musique ottomane comme Munir Nurettin Selçuk, Bekir Sıtkı Sezgin, et Meral Uğurlu, Ahmet a appris le chant classique. Des grands maîtres, Ahmet a appris comment la poésie s’accorde avec la musique pour que la substance littéraire et la composition musicale soient représentées de façon égale dans l’improvisation vocale. Ahmet a également étudié et interprété un répertoire musical soufi qui, au fil des siècles, a intégré la pratique spirituelle et l’expression artistique. Il s’agit notamment du naat dans les ayins de Mevlevi, ainsi que de l’ilahi (hymnes) et du kaside (improvisation sur la poésie religieuse), comme éléments essentiels du zikir soufi (cérémonie commémorative).
Ahmet Erdoğdular s’est produit en soliste avec l’Ensemble Necdet Yasar en France, ainsi qu’avec Kani Karaca au Japon, Niyazi Sayın en Autriche, Ross Daly en Grèce et Kudsi Ergüner en France, Maroc, Grèce et Italie.

PUBLIC
Ce stage s’adresse à tout chanteur ou chanteuse et instrumentiste professionnel.
L’atelier ney est ouvert aux instruments non tempérés (violon, violoncelle, rebab turc, lafta, kemence, oud, tambour), compatibles avec le système turc.
Le maître mettra également des ney à disposition des musiciens qui le souhaiteront.
Prérequis 
Les stagiaires sont des instrumentistes ou des chanteurs professionnels qui souhaitent approfondir leurs techniques et connaissance des styles et répertoires.

RENSEIGNEMENTS
Dates  : du 05 au 07 octobre 2020
Lieu : Maison des cultures du monde, 2 Rue des Bénédictins, 35500 Vitré
Horaires : 10h30 - 12h30 // 14h - 17h30, à l’exception du 07 octobre qui se terminera à 17h
Durée  : 16h
Effectif maximum : 12 participants par atelier
Coût pédagogique : 480€ (+5€ d’adhésion à DROM obligatoire)
Frais annexes  : hébergement et restauration au libre choix du participant.

Inscriptions dans la limite des places disponibles :
manon.riouat[@]drom-kba.eu // 09 65 16 71 21

Drom étant un organisme de formations enregistré à la DIRECCTE, différentes prises en charge du coût pédagogique peuvent être envisagées (Uniformation, employeur, AFDAS...) En l’absence de financement, nous vous invitons à nous contacter : manon.riouat[@]drom-kba.eu // 09 65 16 71 21

En partenariat avec

www.makamodissey.org

Association DROM

Au Quartz – 60, rue du château - BP 91039
29210 Brest - cedex 1

09 65 16 71 21

WEBDESIGN :
www.erwanlemoigne.com

Remerciement photos : Eric Legret
http://www.ericlegret.fr